Le deuil autrement

A l’occasion de l’enterrement d’une collègue qui nous a quittés la semaine dernière j’ai pu me rendre compte d’une attitude que j’avais déjà eu l’occasion  de remarquer un jour que nous avons rencontré un cortège funéraire.
Alors que nous étions en route pour une petite banlieue de Ouagadougou, les gens arrêtaient toute activité et se tenaient debout dans une attitude de respect très souvent les bras croisés dans le dos. Ils restaient ainsi debout, les voitures cédant le passage, les cyclistes et motards mettant le pied à terre, jusqu’à ce que la dernière voiture du cortège soit passée. J’ai été émue de constater que la compassion dans le deuil pouvait prendre ici une allure quasi sociale.

Ce jeudi j’ai encore eu l’occasion de le vérifier alors que nous accompagnions notre regrettée à sa dernière demeure. Quel soulagement pour sa famille de recevoir ce soutien social alors que tous ces gens ne l’ont même pas connu.
Il y a de cela quelques années, j’ai perdu un de mes petits frères, je m’en souviens j’aurais voulu que le monde s’arrête juste une minute. Je crois que j’aurais aimé recevoir un tel témoignage social de compassion. L’affliction mérite bien un moment d’arrêt.

2 réflexions sur “Le deuil autrement

  1. Tété dit :
    Avatar de Tété

    Oui tout s’arrête en principe quand passe un cortège funéraire. Mais il me semble que les pays côtiers ne respectent plus rien. Il faut voir comment les chauffards dépassent les corbillards et s’arrêtent devant eux dans la circulation.

    Mes condoléances.

    A bientôt,
    Tété

Laisser un commentaire