Ouaga me manque toujours autant.
Mais je suis reconnaissante d’avoir eu l’occasion d’y retourner en septembre dernier. Même si ce fut bref, ce fut intense et j’ai pu revoir mes proches sur place.
J’ai aussi commencé à aimer Garoua. Je me fais de nouveaux amis et j’ai de nouvelles habitudes. Dont une très mauvaise qui consiste à acheter plus que nécessaire. Il y a tellement de brocantes, tellement, souvent de bonne qualité et à moindre prix ! Alors je n’ai pas arrêté. Ce n’est pas une excuse c’est vrai.
À Ouaga, il fallait attendre la vente organisée par un expatrié sur le départ pour espérer faire de bonnes affaires. Et encore, il fallait faire partie du bon réseau pour entendre parler de la vente.
De toute ma vie, je n’ai jamais autant eu de chaussures, de sacs à main et de vêtements. Un an à Garoua et c’est la conclusion à laquelle je suis rendue. Je suis devenue une acheteuse compulsive.
Récemment pourtant, je suis tombée sur une vidéo YouTube. Ce fut l’électrochoc et j’ai tout arrêté. Du jour au lendemain.
Ce dernier trimestre 2018 a été intense en terme de remises en question. Mes dépenses, mon usage du smartphone, mes objectifs de carrière.
Bref. Voilà un an que je suis à Garoua.