J’ai participé samedi dernier au marché de Noël de l’école française de Garoua. La vente a eu lieu à l’Alliance et j’ai exposé mes articles habituels : chemins de table, bavoirs, coussins, sautoirs, ceintures, boucles d’oreilles, etc. Tous customisés avec du pagne.
J’ai aussi présenté quelques articles que j’avais ramené du village artisanal de Ouaga.
Il y avait plusieurs manifestations en ville et il faut avouer que l’école française de Garoua n’est pas très connue. Du coup nous n’avons pas eu un grand public. Mais un public de qualité et nous avons fait de bonnes affaires.
Contrairement aux marchés de Noël auxquels j’ai participé à Ouaga, il y avait beaucoup moins de monde malgré la publicité. Mais bon Ouaga est une capitale et Garoua non.
Les acheteurs non plus n’ont pas les mêmes aspirations. Garoua comme toutes les villes du Cameroun j’imagine, possède beaucoup de boutiques de brocante et de friperie. Contrairement à Ouaga. On y trouve tout, plus facilement au marché et moins cher que les produits artisanaux. Quelques fois même de la marque.
En outre, le goût pour l’artisanat n’est pas le même. Le public Burkinabé met en valeur ses artisans et leurs produits. On n’y organise pas le SIAO pour rien. Ici ce n’est vraiment pas le cas. C’est presque « la marque ou rien ».
Quoi qu’il en soit, j’ai présenté mon bazar et j’ai commencé à tisser un petit réseau. Ce fut une belle expérience. C’est un nouveau marché. À moi donc de m’adapter. 😉