J’ai lu Chère Ijeawele d’une traite. Le même soir je l’avais fini. Il n’est pas épais. C’était le soir de la journée consacrée à la jeune fille, le 11 octobre si je me souviens bien. Il se lit facilement. Il est écrit pour.
J’ai aimé l’humilité de l’auteure. Elle reconnaît qu’il est plus facile de donner conseil que de mettre la main à la pâte.
A une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond. Sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille. Elle explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous. Aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager.
Un manifeste pour une éducation féministe.