FESPACO : Courts métrages

Pour les courts métrages que j’ai vu lors de cette édition du Fespaco, six (6) ont retenu mon attention et je partage ici mon avis avec vous.

Je commence avec Le Chemin de l’ivoirien Mike Cofiz. Franchement je n’ai rien compris, rien de rien. J’ai pris le film en retard et j’ai demandé à mes voisins si j’avais raté un truc. ‘Non’ m’ont-ils répondu, ils ont vu le début du film mais eux non plus n’y comprennent rien. Tout le long du film qui est muet, le personnage principal marche ou court, comme à la recherche d’un chemin. Le film s’achève sur un mur en face du marcheur.

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J’ai beaucoup aimé La promesse de Fatou Touré Ndiaye. Beaucoup. C’est l’histoire de Sophie, chrétienne qui épouse malgré l’avis contraire de sa famille, Babacar l’amour de sa vie, qui lui est musulman. Bannie de sa famille, elle quitte également son emploi pour se consacrer entièrement à son foyer et en faire un véritable havre de paix. Lorsque Babacar lui annonce qu’il a pris une seconde épouse, Sophie crie à la trahison. Le choc accusé, Sophie décide de reprendre sa vie en main. Et de quelle façon !
Ah lala, si toutes les femmes battues, abusées, trahies, trompées pouvaient avoir ce sursaut d’orgueil et de dignité, je crois que bien des hommes reverraient leurs copies avant de faire les fanfarons.la-promesse

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J’ai pleuré en regardant La rue n’est pas ma mère de Jérôme Yameogo. Un petit garçon est conduit par son père chez un maitre coranique pour apprendre l’islam. Seulement comme c’est souvent le cas, il est victime de maltraitance et finit par s’enfuir. Il traine donc avec d’autres enfants dans les rues de la capitale, commettant ici et là de petits larcins. Un jour, après un vol, il est sauvagement battu et laissé pour mort .

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Dans La face cachée du père Noël du réunionnais Laurent Pantaléon, Christian au chômage, descend en ville le 24 décembre pour vendre son coq et deux poules afin de pouvoir acheter un cadeau de Noel à sa fille de 9 ans. Seulement voilà, c’est sans compter avec les parieurs et beaux parleurs de la ville qui voient en son animal un véritable champion des combats de coqs. Christian finit par se laisser convaincre  mais les choses ne se passent pas comme prévu. Il rentre toutefois avec un cadeau pour sa fille.

Le film nous fait voyager rien qu’avec l’accent de ses acteurs. On découvre une ile de la réunion où la vie de parents n’est pas différente de celle de tout le monde. J’ai aimé Christian qui n’est pas malhonnête mais prêt à tout pour faire plaisir à sa fille.
Le film dépeint ainsi la pression sociale et commerciale des parents à l’approche de Noel, surtout quand on a rien dans la poche.

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Un jeune couple hétérosexuel est surpris dans ses ébats amoureux par la mère de la jeune fille. Bouleversées, les parents décident de faire exorciser leur fille pour la libérer de cet esprit déviant qui la pousse à aimer quelqu’un de l’autre sexe.
Normalium de l’ivoirienne Siam Marley pose la question de la normalité dans un monde où tout le monde est homosexuel.
J’ai pleuré encore une fois oui j’ai la larme facile en ce moment,  en me mettant à la place de la mère qui se lamente en se demandant ce qu’elle a bien pu rater dans l’éducation de sa fille.

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Éclats de rire à gogo avec le court métrage du nigérian Keni Ogunlola intitulé Lodgers. Le sujet, la qualité de l’image, le scénario, tout dans ce film vous fait passer un excellent moment de cinéma. Un couple de nigérians débarque à Londres pour faire fortune et « racheter toute la city en 3 ans ». Mais dès l’aéroport les problèmes commencent.

Comme tout le monde dans la salle j’ai ri de la première à la dernière scène du film. Passage au crible à l’aéroport, des bagages des voyageurs qui contiennent comme pour tout bon africain nos mets délicats aux parfums ‘subtils’, difficultés de Madame à comprendre l’accent britannique, et on atteint le paroxysme lorsque l’époux se rend à son premier entretien d’embauche !
Les acteurs britanniques aussi bien que les africains offrent au public un excellent jeu d’acteurs et s’il existait un prix du public pour le court métrage, je crois qu’il le remporterait les yeux fermés. Mais bon, ce n’est que mon avis de « profane ».

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Ce fut une belle édition que cette 25e édition du fespaco, et je suis heureuse d’avoir pu y participer.  Ce soir nous aurons le palmarès et nous saurons si nos favoris ont bel et bien remporté les prix tant convoités.

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