Le saviez vous ? KARABA… ou l’histoire d’un viol collectif !

Vu, lu, approuvé et partagé ce texte sur le profil Facebook de Youyou Muntu-Mosi.

« Ma fille a présenté hier un devoir à l’occasion de la journée mondiale pour les droits des femmes , une étude comparée expliquant que l’histoire de Karaba et les hommes, n’est que la triste histoire D’UN VIOL COLLECTIF ET DE GUERRE EN AFRIQUE!

L’étude de ma fille est basée sur l’analyse comportementale de Karaba, qui pour ceux qui connaissent l’histoire, a une haine profonde des hommes…qu’elle a fini par transformer en « fétiches » ( Bikeko). Elle se décline comme suit…

*- Kirikou cherchant à comprendre comment vaincre Karaba, va voir son « grand-père », le vieux sage dans la montagne…ce dernier lui révèle pourquoi Karaba hait les hommes et les transforme en fétiches.
On apprend durant son récit, que Karaba jeune femme très belle avait été  » capturée » par les hommes du village qui a plusieurs se sont mis sur elle, l’ont immobilisée pour lui enfoncer dans l’épine dorsale  » un pic » qui la fait souffrir atrocement et lui fait subir le martyr depuis, et qui l’a transformée en sorcière.
Cette douleur quotidienne est telle, qu’elle l’empêche de vivre, d’aimer…et l’a rendu haineuse contre les hommes qu’elle a maudit et avec eux tout leur village.

Kirikou grand pere

*- Ceci n’est rien d’autre qu’une allégorie DU VIOL DE GUERRE EN AFRIQUE…l’auteur Michel Ocelot,créateur du film a par là voulu dénoncer les viols de guerre et leur processus de rejets. Ici on apprend donc que les hommes se sont mis à plusieurs sur Karaba, l’ont immobilisée et lui ont enfoncé « un pic » qui symbolise leur sexe, causant des douleurs effroyables à Karaba! Suite à cette douleur infligée par des hommes…elle s’est retrouvée rejetée et isolée hors du village, ce qui est le schéma réel des femmes victimes de viols collectifs, ou de guerre, de victimes elles passent à coupables aux yeux des autres, qui en les rejetant…rejettent leur propre culpabilité et leur impuissance à conjurer la douleur de ces femmes qu’ils n’ont pu protéger.

*- Kirikou ici représente l’innocence et le courage…c’est lui qui apprenant le secret de Karaba, va la délivrer de son mal en lui arrachant avec les dents, le pic que lui ont enfoncé ces hommes, la libérant ainsi de sa douleur. Sur ce, cette dernière va reprendre goût à la vie, et va pardonner aux hommes, leur redonner leur aspect normal et se réconcilier avec le village…tout autour d’elle sera transformé à nouveau et la nature va reprendre ses droits, son agression par les hommes, son viol ayant maudit tout le village, le desséchant, le privant de lumière, d’eau, de fleurs etc…

baiser kirikou karaba

*- L’auteur montre que violer une femme, c’est violer le monde, se maudire soi-même et être condamné au malheur…Karaba la sorcière n’est donc pas un bourreau, mais une victime de viol qui ayant eu le courage de punir ses bourreaux qui sont les villageois, s’est vue rejetée par toute sa communauté et mise à l’écart.

Ps: Ma fille est juste brillante…et vient de m’ouvrir les yeux sur une histoire que nous connaissons tous, qui est celle de Karaba mais aussi celle quotidienne des millions de femmes victimes de violences,de viols de guerre, de viols collectifs en #RDC et ailleurs. »

Texte initial publié sur le profil Facebook de Youyou Muntu-Mosi.

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