Polémique au FESPACO

Je ne sais pas vous, mais normalement quand on candidate pour un trophée ou toute autre récompense, on prend le soin de lire et remplir toutes les conditions exigées pour espérer remporter le premier prix. Les règlements du FESPACO stipulent que des copies en pellicule 35 millimètres sont les seules acceptées et ce depuis des décennies ; alors pourquoi s’étonner de l’éventualité d’une disqualification quand on n’a pas pris soin de remplir cette condition ?

Ce matin sur Rfi j’ai entendu qu’une pétition circulait pour que les films concernée par la potentielle disqualification soient réintégrés dans la compétition. Question : pouvons-nous imaginer tel scénario pour des films africains candidats au festival des films de Berlin, pour les César ou les Oscars ?

Certes la question reste pertinente dans la mesure où nul ne peut nier que nous sommes en pleine ère du numérique et que les techniques de production et de diffusion ont évolué. Il faudra forcément que les conditions de compétition évoluent elles aussi. Et puis de toute les façons, analogiques ou numériques, les quelques rares salles de cinéma encore opérationnelles dans nos pays se comptent sur le bout des doigts, la majorité fermant pour être fatalement transformé en grands magasins ou autres lieux de culte, et c’est à ce sujet que le débat devrait avoir lieu.
Mais bon, je dis ça, je dis rien….

MAJ le 3 Mars 2013: Après avoir discuté un peu avec Siam Marley et Pharinzo, j’ai pu comprendre un fond de la problématique posée par le fait de filmer directement en 35mm ou alors de filmer en numérique et convertir ensuite le film en 35mm (environ 45 000 €) rien que pour le présenter au FESPACO. C’est vrai que c’est pas très pertinent.Bref  il a été annoncé à la cérémonie de clôture que les formats numériques seront désormais accepté et ce à partir de la 24e Édition. Rendez vous donc dans deux ans.

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